mercredi 18 février 2015

Natation : 10 bonnes raisons de s’y mettre

Atouts santé, forme ou bien‑être, voici dix bonnes raisons de cocher, dès la semaine prochaine, la case «  piscine » sur son agenda.Car même en hiver, les séances aquatiques permettent de se sentir plus en forme et en meilleure santé.





Mes articulations me disent merci

Parce que l'on est presque en apesanteur, la natation réduit de 90 % les impacts sur les articulations par rapport à une activité sur la terre ferme. Difficile donc de dénicher un sport plus doux. Ce n'est pas un hasard s'il est quasi impossible de trouver une contre-indication à sa pratique et qu'elle soit recommandée pour les femmes enceintes, les personnes en surpoids, âgées ou convalescentes.

Et mon cœur aussi !

La natation est un excellent exercice cardio. Elle permet de faire baisser la fréquence cardiaque au repos et la tension artérielle. Autrement dit, au fur et à mesure des entraînements, le cœur s'en trouve renforcé. Un atout santé indéniable au quotidien.

J'opte pour le pack « massage-drainage »

En natation, tout le corps est en action. Résultat : on obtient une meilleure circulation sanguine des bras et des jambes. Et on profite aussi largement (ce qui n'est pas pour nous déplaire) de l'effet drainant de l'eau. Parfait pour lutter contre la cellulite !

Je deviens adepte du « no stress »


La natation fait partie de ces sports recommandés pour lutter efficacement contre le stress grâce à sa capacité à booster la sécrétion de sérotonine dans l'organisme. Neuromodulateur, cette hormone présente une influence positive sur l'humeur et régule l'anxiété. Mieux que les petites pilules, non ?
Je vise un corps à la Laure Manaudou (ou presque)
Contrairement aux idées reçues, la natation ne va pas nous former des épaules de déménageur ! À notre niveau, elle va plutôt nous permettre de sculpter notre corps dans sa globalité en modelant de manière harmonieuse mollets, cuisses, fessiers, dos, épaules et bras. Tout en longueur et en finesse, s'il vous plaît !

Je gère mon emploi du temps

Il y a toujours une piscine pas loin de la maison ou du bureau. Aucune raison donc de ne pas trouver un créneau adapté pour aller nager entre 7 heures et 22 heures, pour certains établissements. D'autant que l'abonnement à l'année est beaucoup moins cher que celui d'une salle de sport (compter environ 150 € par an).

Je soulage mes problèmes de dos

La natation, c'est top pour les femmes souffrant du dos ! Notamment avec le dos crawlé, qui va permettre de se muscler en déchargeant les articulations du poids du corps. La résistance de l'eau va augmenter l'intensité du travail musculaire. Parfait quand on sait qu'un dos plus musclé sera certainement un dos moins douloureux.

Je gagne du temps

Yes ! On a enfin trouvé l'un des sports les plus efficaces pour dépenser un tas de calories en très peu de temps. Ainsi, 30 minutes de natation régulièrement suffisent‑elles pour brûler entre 250 et 350 kcal. À un moment où tout le monde cherche à exploiter au mieux son temps, voici la solution pour bouger vite et bien.
Je ne rougis pas de mon niveau
En natation, il n'est jamais trop tard pour commencer ! « Par le passé, j'ai même donné des cours à des retraitées qui voulaient apprendre à nager », raconte Michel Chrétien, l'entraîneur de Jérémy Stravius. Tous les sports ne nous offrent pas cette possibilité, alors on saute sur l'occasion. Peu importe la vitesse, le tout est de progresser en technique de nage. Et ça, il n'y a pas d'âge pour y arriver.

Je craque pour le deuxième sport le plus pratiqué

Avec 7,5 millions de pratiquantes en France, la natation est le sport « chouchou » des femmes après la marche loisir. Et si elles sont si nombreuses à être fondue pour la natation, c'est bien qu'il y a une raison ! Alors, pour une fois, on ne se fait pas prier à suivre la tendance.



Papillomavirus : la vaccination recommandée pour les homosexuels

En Grande-Bretagne, la Commission de vaccination suggère d’élargir les recommandations de vaccination contre le papillomavirus humain aux homosexuels de 16 à 40 ans.




Les homosexuels britanniques âgés de 16 à 40 ans pourraient se voir proposer d'être vaccinés contre le papillomavirus humain, un vaccin jusqu'alors proposé aux adolescentes pour les protéger contre le cancer du col de l'utérus. La Commission mixte sur la vaccination et l'immunisation de Grande-Bretagne vient en effet de faire des recommandations en ce sens qui devraient être transmises au ministre de la Santé, après consultation publique.
Depuis 2008 en Grande-Bretagne, toutes les jeunes filles de 12 à 13 ans peuvent être vaccinées contre le papillomavirus humain. En France, le vaccin est proposé aux jeunes filles de 11 à 14 ans. En revanche, les garçons ne se font pas vacciner car cela "ne générerait qu'un bénéfice minime pour la prévention du papillomavirus" expliquait alors la Commission sur la vaccination et l'immunisation.
Cette dernière vient donc de revenir sur ses positions car de nouvelles études ont montré que le vaccin anti-HPV fournissait également une protection contre un large éventail d'autres cancers (cancer de la bouche, de la gorge, de l'anus ou du pénis). Il recommande donc désormais "de mettre en place la vaccination pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes âgés de 16 à 40 ans".
De son côté, la Société royale pour la santé publique, a imploré les autorités sanitaires à élargie cette vaccination à tous les garçons et non aux seuls homosexuels. "La vaccination des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes laissera toujours une proportion importante de la population à risque de HPV. La vaccination de toutes les filles et de tous les garçons est la seule façon d'avancer et de ne pas les exposer au risque d'infection".

Le cannabis modifie la structure du cerveau

Fumer régulièrement du cannabis a un impact sur le volume de la matière grise du cerveau et sur la connectivité entre les neurones, selon une nouvelle étude scientifique américaine.


Consommer régulièrement du cannabis modifie la structure du cerveau, selon une nouvelle étude scientifique présentée dans les Actes de l'Académie des Sciences Américaine (PNAS). En effet, la substance psychotrope du cannabis, le THC réduirait le volume de matière grise du cerveau, mais augmenterait la connexion entre les neurones.
Les chercheurs des universités du Texas et du Nouveau-Mexique ont comparé par IRM (imagerie par résonance magnétique), la structure du cerveau et les connexions neurologiques de 48 participants consommateurs de cannabis et de 62 non-fumeurs. Les scientifiques ont aussi évalué le type de consommation, le QI et les troubles socio-psychologiques des participants grâce à des questionnaires.

La consommation chronique de cannabis diminue le volume de matière grise du cerveau

Les résultats de l'étude révèle que le volume du cortex orbitofrontal (la région-clef du cerveau pour des prises de décision, le système de récompense et les comportements addictifs) des fumeurs était moins volumineux que celui des autres. Et que ces modifications étaient corrélées à l'âge du premier joint et à la durée de la consommation de cannabis.
Les chercheurs ont aussi observé que la connexion entre les neurones des fumeurs était plus importante que les autres.
«La consommation de cannabis conduit à des altérations neuronales qui sont modulés selon l'âge de début et la durée d'utilisation. Dans l'ensemble, ces résultats suggèrent la consommation chronique génèrent des processus neuroadaptatifs complexes. En effet, cette « sur connectivité » entre les neurones serait un moyen pour le cerveau de compenser la mauvaise performance de la matière grise moins volumineuse » explique Francesca M. Filbeya, chercheur au centre de la santé du cerveau de l'Université du Texas, et co-auteur de l'étude.

« Mais d'autres études sont nécessaires pour déterminer si ces changements sont définitifs ou si l'abstinence prolongée de la consommation de marijuana peut rétablir l'équilibre du cerveau », 

Sida : les gels microbicides inefficaces à cause du sperme

Déception dans la lutte contre le VIH. Les protéines du sperme seraient responsables de l’inefficacité des gels microbicides contre le virus du sida.




«Nous avions déjà constaté que le sperme amplifiait l'infection par le virus du sida mais c'est la première fois que nous voyons que ce phénomène réduit également de façon importante l'efficacité des gels microbicides déclare le Dr Nadia Roan, une chercheuse de l'Institut Gladstone et professeur d'urologie à l'Université de Californie, qui vient de diriger une étude sur le sujet.
Les gels microbicides contiennent une substance (un inhibiteur d'intégrase) qui empêche le virus de pénétrer dans l'ADN des cellules immunitaires. Ils ont été développés à l'origine pour aider les femmes sub-sahariennes qui ne sont pas en mesure de négocier l'utilisation du préservatif avec leur partenaire.
Les tests en laboratoire semblaient satisfaisants mais les premiers tests cliniques sur les humains ont montré que les gels étaient souvent inefficaces dans la pratique pour bloquer l'infection par le VIH.
Pour cette étude, les chercheurs ont testé l'efficacité de plusieurs types de microbicides ciblant le VIH sur des cellules immunitaires qui ont été exposées au virus seul et avec des cellules en contact avec le virus et du sperme. "Il semble que les fragments de protéines qui se trouvent dans le sperme entravent le travail des microbicides appliqués dans le vagin" peut-on lire dans les conclusions publiées dans la revue scientifique Science Translational Medicine.
Appelées fibrilles amyloïdes, ces particules du sperme "agissent comme de la colle et fixent les particules du VIH à la surface des cellules, ce qui stimule l'infection par le virus" déclare l'équipe du Dr Roan. "Cet effet prend le dessus sur l'activité antivirale des microbicides".
L'effet du sperme est le même sur tous les microbicides testés à l'exception du maraviroc, qui est utilisé actuellement comme traitement pour le sida et est en phase d'essai pour son activité microbicide.


Diabète : 3 millions de malades en France

Le cap des 3 millions de diabétiques a été atteint en France, selon les chiffres de l'Assurance Maladie.

Cette année, le 18 Février , est l'occasion de rappeler que cette maladie silencieuse est encore sous-diagnostiquée et d'encourager au dépistage. En effet, 20 % des malades (soit 700 000 personnes) ignorent qu'ils le sont.

Une maladie qui évolue rapidement et qui tue

En 2012, environ 2,5 millions de diabétiques ont été déclarés auprès de médecins ou d'instituts médicaux, selon les chiffres de l'institut de veille sanitaire. Aujourd'hui, le cap des 3 millions de malades a été atteint, soit environ 4,7% de la population. Et, l'évolution de cette maladie en France et dans le monde laisse peu de place à l'optimisme en raison de mauvaises habitudes alimentaires et d'une vie quotidienne de plus en plus sédentaire. En 2000 déjà, l'Organisation Mondiale de la Santé prévoyait qu'il y aurait près d'un million de diabétiques supplémentaires en France d'ici 2030. Sur le continent européen, ce total devrait passer de 33 millions en 2000 à 48 millions en 2030.
La moitié des diabétiques meurent à la suite de maladies cardiovasculaires. Entre 10 et 20 % des Européens décèdent d'insuffisance rénale, 10 % développent de graves déficiences visuelles et 50 % souffrent de neuropathie diabétique.

Un mode de vie sain pour lutter contre le diabète

Le diabète n'est pas une fatalité et il existe des solutions pour combattre les conséquences de cette maladie. « Pratiquer une activité physique régulière, même modérée, adopter une alimentation équilibrée et suivre le traitement prescrit par son médecin (et les examens de suivi associés) constituent les trois piliers pour prévenir les complications irréversibles de cette maladie, décrite souvent comme sournoise, car longtemps asymptomatique » rappelle l'Assurance Maladie.

A Paris, l'Institut Mutualiste Montsouris (L'IMM) propose, un dépistage gratuit, ouvert à tous, en quelques secondes. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de votre caisse d'assurance maladie ou de l'hôpital près de chez vous pour savoir si un dépistage gratuit y est organisé aujourd'hui. Le taux de glycémie peut être évalué rapidement en piquant simplement le bout du doigt pour prélever une goutte de sang. Les diabétologues pourront ensuite vous orienter selon les résultats.


L’harpagophyton, l’alternative naturelle aux anti-inflammatoires

L’harpagophyton est une racine africaine qui fait des merveilles sur les crises d’arthrose. Et pas seulement : elle soulage les tendinites, les sciatiques, les lombalgies. Malheureusement surexploité, il doit donc utilisé avec modération.




L'harpagophyton (Harpagophytum procumbens), aussi appelée « griffe du diable », est une racine africaine sauvage qui pousse en profondeur dans les savanes désertiques d'Angola, de Namibie, du Botswana et d'Afrique du Sud. C'est au début du 20e siècle qu'un Allemand, constatant ses effets médicinaux, réussit à identifier la plante malgré le secret que désirait maintenir le praticien traditionnel qu'il avait vu l'utiliser. Son impressionnante action anti-inflammatoire séduit vite les industries pharmaceutiques occidentales et dès la seconde guerre mondiale, son exportation commence.
En France, l'harpagophyton s'impose comme une alternative « naturelle » aux anti-inflammatoires de synthèse. Depuis, son succès ne diminue pas. Des études ont montré qu'il est aussi efficace que l'ibuprofène et que les médicaments anti-inflammatoires plus récents comme les inhibiteurs de la COX-2. Reste que son volume d'exportation (8 à 11 millions de plantes par an !) dépasse les possibilités du milieu et la plante est aujourd'hui menacée d'extinction.
Aussi, mieux vaut utiliser l'harpagophyton en remède de crise que de fond, d'autant qu'il n'est pas sans effet secondaire. En traitement de fond, d'autres plantes nationales, certes moins exotiques mais tout aussi intéressantes, comme la reine des prés ou le saule, constituent des alternatives intéressantes.

La racine est efficace contre les poussées de rhumatisme

Les racines d'harpagophyton constituent un bon remède de crise, car elles agissent rapidement. « Elles fonctionnent en inhibant les enzymes, qui permettent la fabrication en cascade des médiateurs de l'inflammation », explique le Franck Dubus, docteur en pharmacie, formateur en plantes médicinales, fondateur de Drhumana. Malgré les nombreuses recherches dont cette plante a fait l'objet, aucun principe actif ne peut à lui seul expliquer son action, même si les harpagosides restent un marqueur de qualité.
Pour soulager les douleurs d'arthrose, prendre ses racines en décoction pendant une semaine ou en gélules d'extraits secs hydro-alcooliques sans dépasser les 3 g/jour. Les consommer pendant les repas, car les principes actifs de la racine sont sensibles à l'acidité de l'estomac.
Recette de la décoction spécial crise d'arthrose
- Pour un bol d'eau, mélanger 1 c. à café de racines d'harpagophyton, 1 c. à soupe de feuilles de cassis et 1 c. à soupe d'ortie.
- Ecraser les plantes dans l'eau froide et porter à ébullition pendant 5 minutes. Couvrir et laisser macérer pendant la nuit.
- Boire 1 à 2 bols par jour pendant une semaine en cas de crise, de préférence pendant les repas (recette proposée par Drhumana.fr).

La racine soulage les tendinites, les lombalgies, les sciatiques

La griffe du diable est appréciée des sportifs, car elle fonctionne bien sur lesinflammations musculaires et celles des tendons, donc sur les tendinites, les lombalgies et les sciatiques. « Grâce à son effet anti-inflammatoire, elle agit comme un bon anti-douleur, note Franck Dubus. Elle peut être prise en prévention avant l'effort ou en cas de crise. » A noter que la griffe du diable se prend toujours en interne (décoction ou gélules d'extrait sec). Elle n'est pas efficace en externe, c'est-à-dire sous forme de baume ou d'onguent.

Elle améliore la digestion, mais...

Il s'agit là d'un usage traditionnel. Son action protectrice du foie se retrouve en effet dans de nombreuses pharmacopées de sa région d'origine. Ses racines stimuleraient aussi la vésicule biliaire, la digestion et calmeraient les douleurs d'estomac et même de l'accouchement. Reste qu'il n'est pas pertinent pour nous d'utiliser cette plante à ces effets, car nous avons dans notre pharmacopée des plantes aux propriétés équivalentes et qui ne sont pas, elles, menacées d'extinction !

Harpagophyton : les précautions d'emploi

- Contre-indiqué aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants de moins de 3 ans ; en cas de troubles de la coagulation ou de prise d'anticoagulants ; en cas d'ulcère gastroduodénal.
- Déconseillé chez les personnes prenant des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) ; en cas de troubles cardiaques notamment du rythme ou chez les personnes prenant de la digoxine car il peut créer des modifications du rythme cardiaque ; en cas de prise de médicaments hypoglycémiant car il agit sur le taux de sucre dans le sang ; en association avec des anti-hypertenseurs car il peut induire une hypotension

- Employé à long terme ou chez les personnes sensibles, il peut causer des troubles gastro-intestinaux (diarrhées, nausées), des maux de tête ou des allergies cutanées.

On n’oublie jamais une langue entendue dans la petite enfance

Le cerveau réagit encore à des sons d’une langue entendu et apprise dans la petite enfance, même si celle-ci a ensuite été oubliée, démontre une étude scientifique canadienne.




Chez l'enfant en bas âge, la langue maternelle crée des dispositifs neuronaux que le cerveau garde inconsciemment en mémoire des années après, même si l'enfant a cessé d'utiliser cette langue, dans le cas d'adoption notamment.
Telle est la conclusion de l'étude scientifique réalisée à l'Institut Neurologique de Montréal (Université McGill, Canada), et publiée le 17 Février 2015 dans la revue PNAS.
C'est la première fois que l'on prouve qu'une langue ‘‘perdue'' subsiste dans le cerveau.
« Le cerveau de l'enfant construit des représentations des sons du langage. Nous voulions prouver que le cerveau gardait ces représentations des années plus tard, même si la personne n'est plus exposée à la langue en question » explique Lara Pierce, doctorante à l'Université McGill et auteure principale de l'étude.

Une langue maternelle indélébile

Les chercheurs se sont intéressés à 48 filles âgées de 9 à 17 ans, dont une partie étaient adoptées par des familles canadiennes parlant français. Ces dernières étaient d'origine chinoise.
L'équipe de recherche a fait entendre à trois groupes différents sons caractéristiques du chinois, qui n'existaient pas en français.
Le premier groupe était constitué de jeunes filles nées et élevées dans des familles francophones, n'ayant pas appris d'autre langue.
Le deuxième groupe ne comptait que des filles adoptées avant l'âge de trois ans, n'ayant plus entendu ou parlé le chinois.
Enfin, le troisième groupe était formé de filles bilingues, ayant appris le français et continué à pratiquer le chinois, leur langue maternelle.
Des IRM effectuées pendant la diffusion des sons ont montré que les filles exposées au chinois très jeunes, qu'elles aient ou non continué à le parler, avaient une région du cerveau plus active, contrairement aux autres jeunes filles, exposées uniquement au français.
« Cela nous a étonné de voir que l'activation cérébrale soit la même chez les enfants ayant perdu le chinois que chez ceux qui ont continué à le parler. Ces représentations neuronales ne peuvent avoir été acquises que lors des premières années de vie » s'enthousiasme Lara Pierce. « Ce modèle diffère complètement de celui observé chez le groupe de francophones unilingues. »

Un cerveau modifié pour la vie ?

L'étude suggère que les premières informations acquises sont non seulement maintenues dans le cerveau, mais influencent inconsciemment le traitement des données cérébrales pendant des années, voire même pour la vie.

Cette découverte signifie que l'on pourrait plus facilement réapprendre une langue perdue, ou une compétence oubliée. S'ils sont confirmés et étendus à d'autres cas, ces résultats pourraient remettre en cause les arguments indiquant que les représentations neuronales sont effacées du cerveau au fil du temps.