mardi 18 novembre 2014

L’appareil dentaire a la cote

Fini le tabou des « sourires de Robocop ». Chez les adultes, les demandes d’appareil dentaire ont bondi de 20 à 30 % ces dix dernières années.

Les bagues dentaires seraient-elles devenues "fashion" ? On se souvient, il y a quelques années, des stars comme Tom Cruise ou le rappeur américain Lil Wayne lui déroulaient le tapis rouge en arborant leur sourire métallique. Aujourd'hui il semblerait que chez les Français lambda aussi, l'appareil ait perdu de sa ringardise. Il suscite même la convoitise, à en croire les spécialistes réunis au Palais des Congrès pour les 17e journées de l'orthodontie.
Les bagues et autres appareils dentaires sont de plus en plus demandés chez les adultes (+30 % en dix ans), et chez les jeunes. Les enfants rechigneraient moins à porter un appareil pour corriger leur dentition réfractaire. Et ce de plus en plus tôt, puisque la moyenne du port de l'appareil a baissé, et s'établit désormais à l'âge de 6-7 ans contre 12-13 ans, il y a une dizaine d'années.

Des différences culturelles

"Chez les enfants aujourd'hui, c'est une vraie revendication, assure le professeur Jean-Baptiste Kerbrat, orthodontiste et président du comité d'organisation des Journées, cité par l'AFP. Des bagues dentaires, ça s'assimile à un rite initiatique". L'appareil dentaire répond aussi à un critère esthétique, ce qui se traduit par des exigences différentes suivant le milieu social, et suivant aussi la culture du pays. En France, dans les milieux aisés par exemple, on parie plus sur des appareils dentaires discrets, "invisibles".
En Asie ou en Amérique du Sud, l'accessoire dentaire devient plus ostentatoire : il faut que ça se voit, en témoigne la mode des bagues dorées, en Amérique du Sud.
Dans l'Hexagone, les spécialistes rappellent que l'appareil répond avant tout à "une logique thérapeutique". Sa pose demeure un soin onéreux et très mal remboursé par la Sécurité sociale (193,50 euros, quel que soit l'appareil). Les tarifs évoluent suivant les techniques plus ou moins nouvelles : les techniques linguales (attaches posées derrière les dents) et les gouttières transparentes dernier cri coûtent logiquement plus chers que les classiques bagues en acier, moins glamours.
"Des bagues en acier coûtent de 600 à 1 000 euros par semestre, sur un traitement de deux ans. Pour une technique linguale, la plus chère, il faut compter du double au triple", confirme Jean-Baptiste Kerbrat.

Mais un sourire de rêve, ça n'a pas de prix non ?

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